Je n’aurais jamais pensé que cette soirée tournerait ainsi. Au départ, ce n’était qu’un simple barbecue entre amis, un de ces rassemblements d’été où l’on rit trop fort, où l’on boit un peu trop, où l’on se laisse flotter dans la chaleur de la nuit. Sur la terrasse, les lampions suspendus diffusaient une lumière douce, la piscine reflétait les étoiles, et l’odeur de la viande grillée se mêlait à celle de la citronnelle contre les moustiques. Je portais une robe légère, fine, qui laissait deviner mes formes sans rien dévoiler de trop. Mes cheveux noirs tombaient sur mes épaules, mes lèvres brillaient d’un rouge discret.
Il était là. Je ne l’ai pas reconnu tout de suite. Quinze ans sans se voir, ça change un homme. Mais son regard… son sourire hésitant… tout est revenu d’un coup. David. L’ami du lycée. Celui qui me faisait rire en cours, celui dont je guettais parfois la présence sans jamais oser avouer que je le trouvais attirant.
Il s’approcha, un verre à la main. Son parfum boisé m’enveloppa avant même qu’il ouvre la bouche. Il avait gagné en assurance, son corps était plus large, ses épaules solides. Mais il gardait cette douceur dans les yeux.
– Ça me fait plaisir de te revoir, souffla-t-il. Quinze ans…
Nous avons parlé longtemps. L’alcool aidait, les barrières tombaient. Il m’avoua, les joues rouges, qu’il avait toujours été attiré par moi au lycée, mais qu’il n’avait jamais osé. Qu’ensuite, il s’était marié, que ça n’avait pas marché, et qu’il venait tout juste de revenir dans la région.
Je le fixais, mon cœur battant. Alors je lui ai avoué à mon tour. Que moi aussi, j’avais toujours eu un faible pour lui. Que je n’avais pas osé non plus. Et que si je devais regretter une seule chose dans ma vie, c’était bien ça.
Je pris une grande inspiration, l’alcool brûlant encore ma gorge.
– Je ne veux plus jamais rien regretter, lui ai-je murmuré.
Nos regards se sont accrochés. Je sentais déjà la chaleur dans mon ventre, l’humidité entre mes cuisses. Dix minutes plus tard, j’avais attrapé sa main et je l’entraînais à l’intérieur, vers la salle de bain. Le carrelage frais contrastait avec la chaleur de la soirée. Le bruit de la fête restait au loin, étouffé.
Je me suis agenouillée devant lui, mes genoux nus contre le carrelage froid. D’un geste, j’ai ouvert sa braguette, libérant son sexe déjà gonflé. Mon souffle s’est bloqué une seconde. Épais, long, palpitant dans ma main. J’ai plongé ma bouche dessus avec avidité. Mes lèvres serrées d’asiatique, ma langue glissant le long de sa bite, ma salive dégoulinant sur son gros gland. Je suçais comme si ma vie en dépendait, les yeux levés vers lui. Oui, je sais, une asiatique est toujours douée pour tailler des pipes.
Il gémissait, ses doigts crispés dans mes cheveux. L’odeur chaude de sa bite emplissait mes narines, le goût salé me collait à la langue. Je regrettais encore plus de ne pas avoir connu ça plus tôt. Quinze ans perdus.
Mais il ne m’a pas laissée finir. Ses mains m’ont soulevée, avec une force qui m’a coupé le souffle. Il m’a installée sur le lavabo, ma robe remontant sur mes cuisses. Je protestais à moitié, riais nerveusement, mais déjà sa bouche était entre mes jambes.
Il m’a écartée, ses doigts tenant mes cuisses ouvertes. Sa langue a glissé sur ma chatte trempée, de bas en haut, lentement, puis plus vite, aspirant mon clitoris gonflé. J’ai crié. Je crie toujours quand je jouis, je ne peux pas m’en empêcher. Et lui, il ne le savait pas. Mon cri l’a fait sourire, mais il n’a pas arrêté. Sa langue me torturait, ses doigts me pénétraient, m’étiraient.
L’orgasme a explosé en moi, violent, incontrôlable. Mes cuisses se refermaient sur son visage, mes mains agrippaient ses cheveux, mes cris résonnaient contre les murs carrelés.
Il s’est relevé, sa bouche luisante de mes jus. J’étais tremblante, essoufflée, mais avide. Alors il m’a prise. Là, sur le lavabo, mes fesses posées sur le bord, mes jambes enroulées autour de sa taille. Sa queue a pénétré ma chatte trempée d’un coup sec. J’ai hurlé, mes ongles plantés dans ses épaules.
Il me baisait fort, me pilonnant contre le lavabo qui grinçait sous nos mouvements. Mes seins ballottaient, mes cheveux collaient à mon front en sueur. L’odeur de sexe emplissait la pièce, brute, animale. Chaque coup de reins cognait mon ventre, chaque va-et-vient faisait jaillir un gémissement de ma bouche.
Il m’a ensuite retournée, mes mains plaquées contre le miroir, mon cul offert. Levrette sauvage. Sa queue s’enfonçait profondément, claquant contre mes fesses, me faisant trembler. Le bruit de nos corps résonnait, obscène. Je voyais mon reflet dans le miroir, mes seins rebondissant, ma bouche ouverte, mes yeux fous.
Je l’ai supplié.
– Viens en moi… Ejacule en moi !
Il a gémi, accéléré, ses coups plus violents, plus profonds. Ma chatte se contractait autour de sa queue, prête à exploser encore. J’ai crié, un cri rauque, sauvage, quand l’orgasme m’a déchirée à nouveau.
Il a jailli en moi, un torrent brûlant, au moment où je jouissais encore. Mon corps tout entier s’est effondré, mes jambes tremblantes, ma peau moite de sueur.
Nous sommes restés collés quelques secondes, haletants, nos odeurs mêlées. Puis nous nous sommes rhabillés en silence, les joues rouges, les yeux brillants.
Quand nous avons ouvert la porte et que nous sommes sortis, tout le monde était là. Ils nous ont vus, nos visages rougis, nos cheveux défaits. Et ils ont applaudi.
Je riais, gênée mais heureuse. Je n’avais plus rien à regretter. Quinze ans plus tard, j’avais enfin goûté à lui. Et c’était encore meilleur que dans mes fantasmes.







